Etat-civil

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Naissances

Gaëlle Raimond née le 27 mai 2024 à Valence au foyer de Clément Raimond et Cécile Thebault domiciliés aux Alizes

Bienvenue à cette petite et félicitations aux heureux parents.

Décès

Alain Nodon le 13 janvier 2024 à l’âge de 71 ans à Nîmes

Georgette Champelovier le 19 janvier 2024 à l’âge de 84 ans à Privas

Elia Jay le 27 janvier 2024 à l’âge de 100 ans à St Sauveur-de-Montagut

Germaine Brauld le 1er avril 2024 à l’âge de 86 ans à Saint-Pierreville

Condoléances aux familles.

Hommage à Alain Nodon

Si j’ai souhaité apporter ce témoignage, c’est qu’avec Alain, nous étions cousins germains. Ayant à peine deux ans d’écart, nous étions très proches et avons partagé de bons moments à différentes périodes de notre vie.

Dans les années 1950-60, nous habitions mes parents (Yvonne et André Brunel) mes sœurs (Irène, Josette et Corinne… Sylvie naîtra en 1967), et moi, au bord de l’Eyrieux, à La Roche. Nous dominions la ligne du CFD et la rivière.

Tous les dimanches ou presque, nous montions à Doulet (à pied, avec 400 mètres de dénivelé) en passant par les Lattes, puis Trouiller, Palix et enfin Combier. Et à la ferme de Doulet nous attendait avec impatience la famille Nodon au complet (André, Berthe et les nombreux enfants). Nous avions l’appétit aiguisé par les délicieux plats de tata Berthe (œufs mimosa, tête de veau, caillé doux et œufs à la neige). 65 ans après, j’en garde encore le souvenir.

En 1963, nous nous retrouvons en pension au collège de Vernoux. Alain a vécu plutôt mal cet éloignement du cocon familial.

Puis c’est l’âge du travail saisonnier, à ramasser ensemble les pêches de la plaine du Buis pendant près de trois mois d’été, et à beaucoup rigoler avec une belle équipe de jeunes et de moins jeunes, à l’ombre des pêchers.

Nous avons appris, à cette époque, le plaisir du travail bien fait. Papa Brunel était très exigeant sur la façon de cueillir les fruits à maturité sans marquage des doigts et en déposant délicatement la pêche dans sa cagette « ce ne sont pas des pommes de terre » nous répétait-il à longueur de journée. Les arboriculteurs de la vallée et du plateau avaient à cœur et une grande fierté de faire parvenir aux Halles, puis à Rungis les succulentes pêches colorées auxquelles ils avaient apporté tous leurs soins.

Je n’oublie pas, non plus, les moments mémorables des nombreuses « cochonailles », aux alentours de Noël, à Doulet avec Jean-Claude, Gilbert, et leur papa Paul Pizette, maître charcutier.

Mais ce que je garde surtout d’Alain, c’était sa gentillesse, son sourire et surtout son rire, car il riait de bon cœur et cela finissait presque par le hoquet. Et puis cette sensibilité bienveillante qu’il a dû être difficile de contenir, au sein de sa famille bien éprouvée avec l’accident de travail de son papa, le départ de sa maman à tout juste 50 ans, celui de ses frères Bernard et de Christian.

Nicole, Danielle, Yves, soyez fier de votre famille et de votre frère Alain. C’étaient d’humbles personnes, mais de très bonnes et belles personnes.

Claude Brunel