Les élections municipales approchent, elles auront lieu les 15 et 22 mars 2026.
Pour les communes de moins de 1000 habitants, des changements importants vont modifier leur mode de scrutin : elles abandonneront le système de scrutin majoritaire plurinominal à deux tours avec panachage et raturage, au profit d’un scrutin de liste paritaire, identique à celui des communes plus importantes.
La parité (c’est-à-dire l’égalité de représentation entre hommes et femmes) pouvant poser quelques problème pour les petites communes, quelques aménagements ont été prévus, ainsi les listes pourront être réduites selon la taille des communes.
Pour une commune de 100 à 499 habitants, comme Saint-Maurice (203 habitants au recensement de 2023) l’effectif légal des conseillers municipaux est de 11 candidats.
Le minimum est de 9 candidats pour que la liste soit acceptée.
La liste peut avoir 2 candidats supplémentaires qui restent suppléants (nombre total : 13).
Mais grands changements, on ne votera que pour des listes telles que présentées sans rayer quiconque où rajouter un nom qui n’est pas sur la liste. On ne pourra plus se présenter seul sur une liste.
C’est la fin du panachage des bulletins de vote : la liste est bloquée.
Les bulletins de vote seront nuls si :
– On y ajoute ou supprime des noms ;
– On y modifie l’ordre des candidats.
Une fois ce conseil municipal constitué, il revient à ses membres d’élire, à bulletin secret et en leur sein, le maire qui devient alors le premier magistrat de la commune, ainsi que ses adjoints, formant l’équipe exécutive municipale chargée de conduire les affaires locales pour la durée du mandat, c’est à dire 6 ans.
La réforme du mode de scrutin, quant à elle, représente une avancée concrète pour la parité dans la vie politique locale. Elle s’inscrit dans la continuité de l’article 1er de la Constitution qui dispose que « la loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives ». L’harmonisation des modes de scrutin contribue également à une plus grande cohérence du système électoral français, en supprimant des disparités difficilement justifiables.
